HISTOIRE DU LIVRE

L’histoire du, dont les origines remontent à la haute Antiquité, a été marquée par une succession de nouveautés technologiques. Nous allons ensemble retracer le développement du livre, des premiers manuscrits jusqu’à la création de l’imprimerie.

Histoire du livre : Les premières traces

L’histoire du livre a débuté avec l’invention de l’écriture entre le 9ème et le 10ème sc. avant J.C.
Les premiers supports exploités pour l’écriture ont été la pierre, les ardoises d’argile (comme celles du IIIe millénaire av. J.-C. retrouvées en Mésopotamie) et le bois.
Précisons : les mots qui signifient “livre” en grec vieux et en latin (biblos et liber) ont pour sens premier l’écorce intérieure d’un arbre ; sur le territoire chinois, les ardoises de bambou et la cotonnade ont aussi servi de support à la rédaction.
Le prototype de librairie remonte à la élevée Antiquité : on a donc retrouvé 22.000 ardoises datant du VIIe siècle av. J.-C. qui appartenaient à la collection des rois d’Assyrie.

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  • Broché: 320 pages

Histoire du livre : Du volumen au codex

Durant l’Antiquité, les ardoises ont été renouvelées par des rouleaux de papyrus et les parchemins nommés “volumen“ en latin (pluriel : volumina). Ces rouleaux, moins lourds et plus évidents à transporter, ont composé l’essentiel support des textes en Égypte, en Grèce et à Rome.
On a donc retrouvé en Égypte des rouleaux, composés par collage d’une multitude de feuilles de papyrus atteignant 10 mètres. Certains ouvrages mesurent même plus de 40 mètres de longueur.

Ces rouleaux se déroulaient de façonmo horizontale pour bouquiner le texte. Depuis le IIIe siècle agence de voyages. J.-C., le parchemin réalisé depuis les peaux d’animaux (mouton, veau) révolutionnent l’histoire du livre en permettant une bonne conservation des manuscrits dans le temps. Ce support, qui n’est pas donné autrefois, a pour atout d’être solide. Il permet même de supprimer un document pour réécrire par dessus : c’est ce qui se fait appeler un manuscrit “Palimpseste“.

Il a fallu patienter jusqu’à la fin de l’Antiquité (entre le IIe et le IVe siècle) pour que le rouleau ou volumen soit renouvelé par un groupe de feuillets reliés au dos, le codex. Cette nouvelle forme de bouquin ouvre l’accès sans détour à un emplacement bien spécifique du texte (contrairement au volumen que l’on déroule) et de faire de la saisie d’informations simultanément qu’on lit.

Histoire du livre : Le Moyen-Âge

Au Moyen-Âge, les manuscrits se présentent dans la majorité des cas ayant l’aspect de codex.
Ce genre de ouvrage est composé de classeurs reliés entre de leurs côtés, en nombre disparate selon la longueur du texte à transcrire.

Ces livres sont pour leurs parts formés de feuillets encartés les uns dans les autres et cousus ensemble. Précisons : on désigne les différents formats de cahier selon le pliage des feuillets : in folio (pliage en deux), in quarto (pliage en quatre), in octavo (pliage en huit).

C’est lors du Moyen-Âge que le livre prend sa forme du moment avec la séparation des expressions, la découverte des majuscules et de la ponctuation, ensuite celle des tables des matières et des index. Jusqu’au XIIe siècle, la fabrication des manuscrits et la propagation de la culture sont restées le monopole du clergé : les monastères possédaient des ateliers de duplique nommés “Scriptoria” où les religieux et religieuses étaient de temps en temps secondés par des copistes et des célébrités laïcs.

L’usage du papier s’est développé sur le territoire européen au XIVe siècle. Ce support, venu de Chine via la culture maghrébine, allait changer l’histoire de l’ouvrage. Moins onéreux que le parchemin, cet élément a effectivement permis une plus imposante diffusion des oeuvres littéraires.

Histoire du livre : Invention de l’imprimerie

La création de la méthode de l’imprimerie a été fondée par Gutenberg au cours de l’année 1440.
Ce procédé a marqué un fonctionnement décisif dans l’histoire du livre. Ainsi, les oeuvres littéraires (qui étaient il y a quelques années auparavant des objets uniques et précieux) ont pu être reproduites à plusieurs unités. Avec en réduction très forte du prix de production, la communication de l’ouvrage a grandement amélioré dès le XVe siècle. Précisons : on contacte “incunables” les oeuvres littéraires imprimées au XVe siècle (entre 1440 et 1501) ; ces éditions ont en effet été faites autrefois où l’imprimerie était au berceau (“Incunabula” en latin).